X----- o0ochutto0o

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Laurie-Anne

...

Simplement


Coucou, je remets mon blog en marche !...
et c'est ici que je vais publier mon histoire, celle qui est sortie tout droit de mon imagination !!
J'espère que vous aimerais autant que ma fiction.
Gros bisouxx



C'est ça ma fiction ==> Fiction-chutt

Bonne Lecture !



Je fais le concours de writing-contest, venez voir !! :)
J'ai besoin de vous s'il vous plait !

# Posted on Wednesday, 09 July 2008 at 8:59 AM

Edited on Wednesday, 14 October 2009 at 7:51 AM

Prologue

    Prologue

Vous êtes jeunes et vous ne vous souciez pas de la vie ? Vous êtes donc bien normaux. Par contre, moi je me pose des questions. Sur mon avenir, sur les choses de la vie. Quand je suis née, j'avais déjà un cerveau qui avait plusieurs années, et maintenant que je commence à rentrer dans l'adolescence, ça empire. Je n'ai que 16 ans, mais dans les conversations je touche toujours les points sensibles. Pourquoi ? Surement parce que j'ai un cerveau détraqué. Ma mère m'a toujours dit « Il vaut mieux être trop mûre, que débordante d'insouciance ». Malgré ces paroles, Je me pose toujours des questions sur ma petite personne. Qui peut me dire pourquoi je suis comme je suis ? Personne. La vie est dure, injuste, misérable même pour les personnes les plus talentueuses de notre monde. La richesse ne fais pas toujours le bonheur, c'est ce que je me répète tous le temps, et pourtant, je vois bien que ma vie n'est pas la même que celle des stars que l'on peut croiser sur les écrans de télévision. Bref, j'ai appris qu'on n'avait pas toujours la vie qu'on aurait souhaitée et encore moins rêvée.
En ce moment, je suis en train de penser que la vie n'est qu'une partie de billard ; il suffit que quelqu'un tire sur toi et que tu tombe dans le trou pour perdre la partie. C'est pour ça que j'en ai mare d'être la première de la classe, j'en ai mare d'être la plus connue du lycée, j'en ai mare d'être la fierté de la famille. Et c'est pour ça que je raconte mon histoire, peut être pour prouver que je fais des erreurs. Pour montrer que la puissance et la gloire ne font pas le bonheur. Ma vie est faite de clichés : elle est belle, elle est intelligente ; elle a tout pour elle. Et bien non ! C'est pour ça que j'ai décidé de me frotter aux extrêmes, de jouer avec le feu, de ne pas me soucier du monde qui m'entour, ou plutôt de le critiquer. Et surtout, j'ai décidé de jouer au plus dangereux des jeux. Tout commence d'une rencontre anodine, qui devient un cercle infernal, et le pire, J'aime ça ! J'ai tout pour arrêter, une famille, un cerveau, des amis... Mais ma vie est faite pour être vécue à fond, et je ne peux pas m'arrêter là, je continuerai jusqu'à ce que ça me tue...


Alors ? Faut-il que je continu ?

# Posted on Thursday, 18 September 2008 at 9:34 AM

Edited on Wednesday, 26 August 2009 at 2:28 PM

1.

  1.
- Chapitre 1 -

La vie est étrange,
Le monde est étrange.

(Partie 1)
Je déambulais dans le magasin « chez Laurent », un petit commerce de quartier, qui était situé à trois cent mètres de ma demeure. Je marchais tranquillement en observant les clients et en pensant intérieurement. Quels idiots ses habitants, ils ne voient pas que par rapport au supermarché de la ville d'à côté, le directeur à augmenté les prix de plusieurs euros. Quels imbéciles...
Un jeune garçon - de mon âge - me sortit de mes pensées.
- Vous vous trompez, dit-il calmement, en évitant de croiser mon regard.
Il était plus grand que moi, un corp statufié, magnifique. Mais c'était tout de même un idiot, comme la plupart des clients habituels. D'ailleurs, qui était ce mystérieux jeune homme ? Il me paraissait intelligent –en tout cas plus que les élèves de ma classe. Il m'intriguait autant qu'il me repoussait. Il n'avait pas l'allure d'un lycéen, pourtant son visage angélique prouvait le contraire. Le mystérieux garçon paraissait avoir un esprit aussi ancien que le mien,... Je commençai à divaguer, et m'enfoncer de plus en plus dans mes pensées.
- Quoi, réussis-je à dire après quelques minutes, en m'efforçant de sortir de mes songes. Qui est-il pour venir m'interpeler... Pauvre type...
- Qui vous dit que je suis pauvre ?...
J'en restai de marbre. Comment répondait-il à mes pensées ? J'étais sûr de ne pas avoir prononcé ces paroles. Il repartit sans laisser de traces derrière lui. Oh, encore un qui me draguait... J'avais l'habitude au lycée. Des « Waouh Lucile, cette robe te va à ravir » par-ci ou des « Canon, ma belle » Par-là. D'après les rumeurs, j'étais la fille la plus convoitée du lycée, « Lucile, la première qui à tout pour elle ». Chacun des garçons avait sa technique d'approche pour essayer de m'arracher le moindre sentiment, mais cette fois-ci, je n'en revenais pas. En même temps, pourquoi m'aurait-il dragué sans me donner son nom, au cas où il espérerait que je repense à lui ? C'était – comment dire – débile, et surtout, ça n'avait aucun intérêt de me faire perdre mon temps ! Comment une personne pouvait lire les pensées ? Impossible, je devais lire trop de livres fantastiques, après tout, ce n'était peut être qu'une coïncidence... Mes esprits retrouvés, je recommençai mon inspections des faits et gestes de tout un chacun. Mais je me lassai vite, et repris le chemin qui menais vers ma maison. J'habitais près de Rome, dans un petit quartier d'une ville attenante ; Réggias. Bien que d'origine française, mes parents avaient décidé de mener une vie italienne.
Mon frère était le plus jeune, 6 ans exactement, la pile électrique permanente. Dès qu'une bêtise était à faire, vous étiez sûr qu'il était partant. Il s'appelait Alessandro. Moi, j'étais le « poteau centrale » de la maison. J'étais grande, cheveux bruns presque roux. Mes yeux changeaient de couleur – ce qui m'avait toujours fait peur. J'avais le prénom qui aurait pu appartenir à une princesse « Lucile » - bien que celui-ci n'était pas à mon goût.... J'étais celle qui attirais comme un aimant le bonheur, pourtant, je n'étais pas la plus heureuse du monde. J'étais la fierté de mes parents par mon excellence au lycée. Apparemment, - c'était les voisins qui le disaient – j'avais des aires de poupée modèle vivante. J'approchai les 17 ans, et je comprenais déjà la plupart des conversations ; quelles soient politiques, culturelles et même historiques. Les rumeurs à mon égarât me gênaient – bien quelles ne soient pas très méchantes. A chaque fois que je sortais, je me sentais épiée. Au lycée, tous les yeux étaient rivés sur moi. Tous les garçons tombaient à mes pieds, et pourtant, aucun n'était à mon goût. Pas par leur physique – ils étaient tous plus beaux les uns que les autres. Mais par leur esprit, toujours une longueur de retard, et ça je ne supportais pas. Mes parents vivaient paisiblement, mon père ; Louis, était directeur d'un musée à Rome. Ma mère - Catherine, elle, ne travaillait pas beaucoup. Elle avait rencontré mon père pendant qu'elle était serveuse dans un bar de Paris. Vous imaginiez le coup de foudre et tout le tralala, et vous obteniez comment nous vivions maintenant en Italie, mes parents, mon frère et moi.
Et voilà comment je m'égarais en pleine action, me replonger dans mes souvenirs, discuter intérieurement me faisait perdre le fil de ma vie. Souvent, je me demandais quel âge j'avais. Je ne voulais pas dire que je ne savais pas ma date de naissance – 23 juin ; mais quel est l'âge de mon esprit ? Mon cerveau qui capte les choses deux fois plus vite que les autres ados de ma génération. Mes pensées qui s'activent d'elles mêmes pour débattre sur des sujets divers dans ma petite tête. J'avais bien le cerveau détraqué ; surement par une malformation génétique qui m'avait donné un corp d'enfant avec les capacités d'un adulte cultivé ou quelque chose dans le même esprit... j'avais toujours pris ces remarques en rigolant, mais à l'intérieur de moi, je sentais que ce n'était pas si marrant, et que bien au contraire la vérité se cachait peut être derrière mes rires dues aux paroles parfois gênantes ou flatteuses de ma famille. Je n'étais plus qu'à quelques pas de chez moi, quand j'eus une sorte de malaise – pas celui qui vous fait tombé, plutôt celui qui vous préviens d'un problème, une chose qui n'est pas de la routine quotidienne et qui vous angoisse plus qu'autre chose.

(Partie 2)

***

J'entrais dans la demeure vide... Bizarre.
Je montai les marches de l'escalier, deux à deux, pour me réfugier le plus vite possible dans ma propriété. Mais je fus irritée en entrant dans ma chambre. Une vague de violence me traversa – bien que je ne sois pas violente en temps normal. En voyant ma chambre banale, dans laquelle j'avais dormi toute mon enfance, j'eus envie de tout balancer, tout casser. CHANGER. Etre toujours pareil devenait très exaspérant. Et puis le gars du supermarché m'avait irritée. Je m'assis sur la chaise de mon bureau, et observai la pièce de ma vie, qui n'avais pas changée depuis que j'avais 6 ans, appart le lit qu'il avait fallut changer. Je restai ainsi assise de longues minutes, élaborant des plans compliqués pour réaménager ma vie – ou essayer du moins – et par la même occasion, changer cette chambre de fond en comble.
J'étais encore en plein débat silencieux avec ma conscience, quand mon téléphone commença à sonner frénétiquement, plus imposant que jamais. Cette sonnerie stridente l'emporta sur mon agacement. Je décrochai. Il n'y avait que du silence malgré mes tentatives de « Allô », puis plus rien, juste des petits 'bip' qui marquaient la fin de l'appel. C'était bien quelque chose de détestable, les gamins qui appelaient des numéros au hasard. Mais ces gamins là étaient plus intelligents que les autres puisqu'ils avaient appelé en masqué. Mon portable recommença à sonner dans mes mains. Que devais-je faire ? C'était encore un appel masqué, mais si ce n'était que quelqu'un qui cherchait à me joindre pour une urgence ? Après trois tonalités, je répondis.
- Allô, dit une personne dont la voix m'était inconnue à causes des sanglots.
- Hum, oui ?... Qui est-ce.
J'entendis un bruit, puis un homme prit la parole.
- Lucile, dit la voix de mon père. Désolé, ta mère n'arrivait pas à parler correctement. S'il te plait, viens vite à l'école, c'est important.
La ligne coupa. Quoi ? Venir à l'école ? Quelles bêtises avait encore fait mon frère ? Il devait être dans le bureau de la directrice encore une fois – parmi tant d'autres. Pourtant, une partie de moi me guida jusqu'à l'école sans me poser une seule question. Un peu comme si elle ressentait le besoin, la nécessité d'y aller sans réfléchir. Au fond de moi, je me disais que ce n'était pas pour une simple bêtise. J'avais beau détester mon frère par bien des manières. Je pouvais sentir le danger qui guettait Alessandro à des kilomètres, ce malaise devant chez moi, l'appel de mes parents.... Quelque chose cloche, obligé.
J'arrivai dans la cours de récréation de mon frère, des dizaines de parents étaient agglutinés les uns aux autres, tels une fourmilière. Avec ma grande taille, je n'eu aucun mal à trouver mes parents. J'attrapai instinctivement ma mère qui avait le visage décomposé par les larmes. Mon père était triste lui aussi, plutôt énervé même. Des questions me trottaient dans la tête, plus ou moins importantes. Je choisissais la plus appropriée.
- Que se passe-t-il ? Criai-je presque.
Mon père serra les poings.
- Ton frère est retenu dans la classe par un malade mental, déclara-t-il, il a expliqué qu'il n'en voulait pas aux enfants, mais qu'il voulait que ça serve de leçon à la directrice, qui apparemment ne le portait pas dans son c½ur quand il était lui aussi à l'école. Mais ça fait des heures qu'Alessandro est enfermé dans la classe.
Une larme perla au coin de mon ½il. Alessandro en danger... Non... NON !

***

Je me réveillais dans ma chambre, haletante, encore en proie à cet affreux cauchemar. Pourtant, quand je rêvais, j'avais conscience que ce n'était pas le présent. Je me rendis compte que j'avais pris peur pour mon frère, bien que ce soit le gamin le plus arrogant et le plus turbulent du globe. Il avait beau être exécrable, il n'en restait pas moins mon frère, et mon amour pour ma famille me pousserait à tout pour aider un être cher. Quel rêve bizarre quand même ! Mais il y avait quelque chose qui me perturbait : comment m'étais-je endormie ? Je n'avais aucun souvenir des derniers moments avant de sombrer dans le sommeil. Est-ce que le jeune homme du supermarché était lui aussi une hallucination ? Surement, en y repensant : quelqu'un lisant les pensées des gens... Stupide, non grotesque ! Comment ai-je pu me croire dans la vraie vie un seul instant ? Je me levai d'un bon, peut être un peu trop vite car de vacillai légèrement sur le côté. En voyant défiler la pièce autour de moi, je me rendis compte que je n'étais pas dans ma chambre – plutôt dans la copie non-conforme. Les meubles n'étaient pas tous les mêmes, ma fenêtre donnait sur une rue que je ne connaissais pas, et un tas d'autres minuscules indices laissaient penser que je n'étais pas chez moi – à moins que ce rêve m'ait complètement achevé les neurones. Je faisais le tour du propriétaire en approfondissant mes recherches lorsque la porte grinça. Cette image m'évoqua pendant une seconde un film d'horreur, l'ultime moment où le monstre s'approche dangereusement de sa victime. La personne que j'aperçu dans l'encadrement de la porte me désarçonna, je me serais attendu à tout sauf à ça.
Le jeune homme du supermarché – dont je ne connaissais toujours pas le nom – était nonchalamment appuyé à la porte, un vague sourire aux lèvres. Automatiquement, je devins agressive et fronçai les sourcils. Sons sourire ne fit que doubler sur son visage. Mais à quoi jouait-il bon sang !
- Oh à rien ! répondit sa voix chantante. Tu ne m'as pas laissé le temps de m'expliquer.
Je m'énervai.
- Qui êtes-vous ? Criai-je. Où suis-je ? Pourquoi êtes-vous là ? Es...
- Chut, me coupa-t-il.
Il avança d'un pas, moi je reculai hâtivement jusqu'à l'autre bout de la pièce. Il n'avait pas intérêt à me toucher ni même à m'approcher. Mais loin de la ses intensions. Il partit dans un coin opposé au mien et alla s'asseoir sur une pauvre chaise. Il me contemplait sans se cacher. Il m'exaspérait à un point où j'aurais pu lui sauter dessus pour l'égorger. Mais tout changea quand je rencontrai ses yeux, ceux qu'il m'avait cachés dans le supermarché. Ils étaient d'un bleu océan magnifique, je n'avais jamais vu une telle couleur, aussi belle soit elle. A partir de là, je ne pouvais plus m'en détacher, hypnotisée et complètement à sa merci. Nos yeux étaient accrochés, j'avais l'impression de pouvoir lire toutes ses pensées par leur intermédiaire et qu'il en était de même pour lui. Cependant, je n'y perçus pas de l'hostilité juste peut être de l'inquiétude et de la tendresse. Nous restâmes tels deux parfaits idiots pendant de longues minutes, mais lorsqu'il reprit la parole, je trouvai que cet échange de regard n'avait pas été assez long.
- Je suppose que je vous dois beaucoup d'explication, commença-t-il.
- J'ai l'impression, avouai-je.
- Alors, en effet vous n'êtes pas chez vous. Il se trouve que je vous ai vu lorsque vous êtes tombée sur le trottoir. J'ai essayé de vous faire reprendre connaissance, mais rien à faire. Et comme j'habitais à deux pas de là où vous étiez tombée, je vous ai mise dans la chambre d'ami en attendant. Et surtout, je ne savais pas où vous habitiez. Donc bienvenue chez moi.
- Attendez, je vous avais déjà croisé dans le supermarché, et vous aviez l'air étrange.
- Oui, je vous ai même parlé, et d'ailleurs, vous m'avez regardé bizarrement, alors je suis parti, ricana-t-il.
Quel prétentieux ! Il me traitait de bizarre alors que c'est lui qui répondait exactement à mes pensées. De plus, il a dit qu'il m'avait trouvée pas loin de chez lui, or j'étais tombée juste devant chez moi. Cela signifie que nous étions voisins sans s'être croisés ? Pourtant, ses traits ne m'étaient pas connus jusqu'à présent. Le débat silencieux dans ma tête me fit perdre pied et je divaguai dans mes pensées.
- D'ailleurs, comment vous appelez-vous, l'apostrophai-je.
- Ce serais peut être mieux de se tutoyer ! Je sais que j'ai l'air classique, mais on doit être du même âge quand même.
- Euh, oui, approuvai-je.
Je le regardai de haut en bas. En effet, « fils de bonne famille » fût la première expression qui me vînt. Il était habillé d'une chemise blanche, manches retroussées sur sa veste cintrée noire façon XVIIe siècle qui descendait jusqu'aux genoux et un pantalon jean classique noir, qui lui donnait des allures de gentleman.
- Je m'appelle Léandre Stevenson, me répondit-il en interrompant mon inspection. Et toi ?
- Ce n'est pas très Italien ce nom ! Moi,... hum... c'est Lucile, Lucile Dartin.
- Mon nom est anglais, je suis originaire de Londres, et Léandre je ne sais même pas d'où ce prénom vient, c'est la faute à mes parents, rigola-t-il.
J'accompagnai mes rires aux siens. Toute anxiété avait disparu.
- Mais Lucile, ce n'est pas très italien non plus, encore moi Dartin.
- Je sais, je suis française d'origine, mais mes parents se sont installés en Italie depuis un moment.
- Moi, je viens juste d'arriver, il y a trois jours. Tu es la première personne que je rencontre vraiment.
- Ah d'accord, c'est pour ça que je ne t'avais jamais vu avant. Je suis plutôt connue dans le coin, dis-je en feignant la normalité.
Je n'avais pas toutes les réponses cependant.
- Léandre, pourquoi n'as-tu pas cherché à trouver quelqu'un qui me connaissait pour me ramener chez moi ? Demandai-je acide.
J'allais lui faire cracher le morceau. Ça prendrait peut être du temps, mais il me fallait des explications.
- J'étais à deux pas de chez moi, se justifia-t-il. Et je n'allais pas te laisser gisante sur le trottoir !
Il avait raison sur se point là.
- Oui, contrai-je, mais si ma mémoire est bonne, là où je suis tombée, c'était juste en face de chez moi.
- Comment voulais-tu que je le sache ! S'exaspéra-t-il.
Il se leva avec souplesse et me vrilla de ses pupilles, qui recelaient colère et peine.
- Je suis désolée, dis-je en baissant la tête, presque éblouie.
Il tourna et vira dans la pièce, pensif, se frottant parfois ses cheveux bruns. Ces mèches qui lui donnaient un teint plutôt pâle. En contraste avec ses vêtements. Il se retourna vers moi et inspira longuement.
- Je te ramène ? proposa-t-il. Même si tu habites à côté, je ne veux pas que tu refasses un malaise.
- D'accord, sinon mes parents vont s'inquiéter, c'est même bizarre qu'ils ne m'aient pas appelée.
Je regardais mon téléphone, aucun appel mais un message de ma mère, plutôt rare : « On s'inquiète, reviens vite. Bisou. On t'aime. ». Je soufflai avant de rédiger une courte réponse : « Je rentre dans pas longtemps ». Je refermai mon portable et plantai mes yeux sur le visage de Léandre.
- Allons-y ! Déclarai-je.


Vos impressions ?
je ne sais pas si je continue à publier !?!...
Ps: si vous voulez être prévenu(e), laissez 1 commentaire qui le dit !

Je cherche quelqu'un qui saurait me trouver tout ce qui est introuvable pour moi ( photos, infos, citations, montage, super déco ...) qui pourrait être en "collaboration" sur ce blog avec moi ! Si je ne trouve pas ce n'est pas bien grave... Mon blog sera juste un peu plus nul !!! xD

# Posted on Thursday, 10 July 2008 at 11:51 AM

Edited on Saturday, 29 August 2009 at 12:20 PM

2.

2.
-Chapitre 2-
Portrait de famille, la ressemblance est frappante
dans toutes les demeures

(partie 1)
Nous nous dirigeâmes dans le vaste couloir en sortant de la chambre. Cette demeure paraissait grande. Ce couloir donnait sur de nombreuses pièces si je m'en tenais au nombre de portes présentes. J'essayai de mémoriser le plus de détails, chose stupide car je ne remettrai surement plus les pieds chez Léandre. Toutes fois, j'avais un pressentiment, un quelque chose, qui me disait de connaître cette maison. La demeure faisait très bourgeoise, en accord parfait avec la façon dont s'habillait Léandre. Je regardai avec intérêt tous les tableaux accrochés aux murs, les uns plus grand que les autres. Souvent, les peintures n'étaient autres que des portraits, les couleurs étaient divines, mais les craquelures montraient leur ancienneté. Soudain, je stoppai net, m'attardant devant une commode somptueuse – surement du XVIIIe siècle. J'étais en admiration devant ce meuble. Je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il y avait à l'intérieur, mais ça m'était égal. J'étais juste fascinée par les cadres qui trônaient sur la commode. Des plus anciens au plus récents – des portraits de famille, pensai-je. J'y reconnaissais sur certains Léandre, mais d'autres étaient tellement vieilles que je doutais qu'il y ait des survivants aujourd'hui. Les plus anciennes photos étaient presque blanches, on y décelait à peine des visages. Les matières sur lesquelles étaient les photos étaient différentes et les couleurs variaient ; du sépia en passant par le noir et blanc, pour finir par la meilleure qualité de photo couleur. Ses photos de familles m'évoquaient vaguement quelque chose, c'était vague dans ma tête – très vague, les pensées se bousculaient. Cette impression de déjà vu devait venir d'une collection semblable de photos qui était chez moi, sur un pan de mur dans le bureau de mon père. Les portraits de familles se ressemblaient tous, malgré les statuts de chaque famille.
Une main sur mon épaule me fit sursauter tellement j'étais absorbée. Je me retournai et vis Léandre, un léger sourire moqueur aux lèvres.
- Désolé, s'excusa-t-il. Je ne voulais pas te faire peur. Je pense que tes parents vont s'inquiéter si tu t'attardes trop.
- Ah... Euh, oui ! Dis-je piteusement. C'est juste que j'adore les photos, d'ailleurs j'ai eu ma période où je voulais devenir photographe. Et voir ces portraits, ça me fascine. Tu as une très grande famille !
- Oui, mais sur ces photos, il n'y en a plus beaucoup qui appartiennent à ce monde. Je suis une sorte de survivant de la famille.
- Oh, je suis désolée, je n'aurais pas du te parler de ça. On y va ? Dis-je en essayant de couper court.
- Non, rien de grave et ça ne me dérange pas de raconter mon histoire, ça fait longtemps que je n'ai pas parlé comme ça à quelqu'un. La plupart des photos, ce sont mes ancêtres, ils sont morts mais je ne les aie jamais connus donc ça ne fait pas un grand vide en moi. Par contre, ma vie n'a pas toujours été très belle. Aujourd'hui, je suis plutôt heureux, j'ai 17 ans, une belle maison, des gens qui m'aiment. Mais avant, c'était plutôt le contraire.
Il attrapa un petit cadre, et de sa main, le caressa. Il y avait 5 personnes sur cette photo. Un bébé, un petit garçon très mignon et surement les parents, cela faisait une merveilleuse famille. La cinquième personne, je n'aurais su dire quel était le lien. Les vêtements étaient de moins bonne qualité, le teint matte, surement pas de la famille.
- Voilà ma famille, ou plutôt mon ancienne famille, déclara-t-il en me sortant de mes réflexions.
- J'étais justement en train de penser que tu avais une très belle famille.
- Oui, je sais, dit-il d'un air distrait.
- Quoi ? Qu'est-ce que tu sais ?
- Je sais que tu étais en train d'y penser. Je suis désolé, tu as du me trouver étrange la première fois, il faut peut être que je t'informe. Je ne sais pas comment ça se fait, mais j'arrive – je ne sais pas trop comment- à découvrir les pensées des gens. Je ne veux pas dire que je les connais toutes, mais dès que les pensées des gens sont à mon sujet, j'arrive à capter ce que tout le monde pense de moi. C'est bizarre, j'ai toujours cru avoir le cerveau détraqué.
- Ah d'accord, essayai-je de dire avec légèreté bien que cette révélation soit dure à entendre.
Il recommença à regarder la photographie qu'il avait dans les mains. Ses doigts s'attardèrent sur le bébé. Puis, il fourra sa main dans sa chemise et tira un médaillon. Un pendentif qui contenait apparemment une photo à l'intérieur. Il le serra longuement et baissa la tête. Je crus voir une larme couler mais il l'enleva rapidement du revers de la main, laissant retomber le pendentif sur sa chemise. Puis il releva la tête et quand il croisa mon regard, il parut se reprendre et me tendit la photo.
- Excuse-moi, c'est très dur de m'attarder sur ces choses. Tiens, dit-il en me fourrant le cadre dans les mains. Tu vois la dame qui sourit en portant un bébé dans les bras, c'est ma mère. L'homme qui la regarde amoureusement, c'est mon père. Cette photo à était prise à mon baptême, c'est moi le petit bébé. Le garçon plus grand, c'est mon frère, il a aujourd'hui 27 ans et il s'appelle Antoine. Et la dame à côté, c'est ma nourrisse, ma deuxième mère, Marelle. Je ne sais pas exactement son nom, c'est moi qui l'ai surnommée comme ça.
- Cette photo est magnifique, soufflai-je.
Il était un beau petit bébé. Les sourires de cette photo pouvaient presque se faire sentir à travers ce bout de papier. Pourtant un pressentiment me disait que cette famille n'était pas si unie et soudée que le laissait voir la photographie. Je plongeai mes yeux dans les siens, mais il se détourna gêné. J'avais envie de connaître ce jeune. Il était fascinant. Pour la première fois, je priais pour qu'il soit dans mon lycée, chose qui m'aurait grandement ravie. Il serra encore une fois ce pendentif, il paraissait très cher à ses yeux.
- Je veux connaître ton histoire, dis-je d'un ton que je ne connaissais pas.
Il releva ses yeux et j'y décelais de la peur, ou peut être du dégoût. C'était étrange qu'il prenne ma suppliance de cette manière.
- Oh... Je suis désolée, me repris-je. C'est si tu veux bien me raconter. Je... Enfin... Tu...
- Non, me coupa-t-il. Ce n'est pas ça. Je n'ai plus l'habitude d'être au centre d'une conversation. Personne ne m'a accepté aussi bien que toi depuis quelques années. Mais je te préviens, tu en as pour quelques jours voir quelques semaines si tu veux me connaître vraiment !
- ça ne me fait pas peur. Mais j'ai une question à te poser.
- Vas-y, je t'écoute.
- A quel lycée vas-tu aller ?
- Saint-Louis, d'ailleurs, j'aimerais bien être dans le même que toi. Ça me permettra de ne pas me sentir seul pour une fois. Je suis plutôt du genre renfermé et tout le monde me dit que je suis une « tronche ». Je n'ai pas beaucoup d'amis.
- Oui je suis à Saint-Louis. Et, moi, tu m'as maintenant comme amie !
- Merci beaucoup. Mais une fois que tu sauras ma vie, qui me dit que je te reverrais ?
- C'est si terrible que ça ?
- Tu ne peux même pas imaginer...
- Qu'est-ce qui est pire qu'un petit frère qui fait toutes les bêtises du monde et qui te tape sur le système toute la sainte journée ?
- Une famille détruite, chuchota-t-il comme s'il ne parlait qu'à lui-même.
Je me taisais. Et voilà Lucile, tu as encore fait des malheurs, tu ne peux pas garder ta langue dans ta poche, c'est plus fort que toi ! Je me détestai, Léandre souffrait à cause de moi.
- Ce n'est pas de ta faute ce qu'il m'est arrivé, tu n'y es pour rien dans mes malheurs. Au contraire, tu m'y sors en voulant bien m'écouter !
Je regardai l'heure sur mon portable, 13h. Oulla, mes parents allaient s'inquiéter. Léandre eut le même réflexe que moi et nous nous comprîmes en un regard.

(Partie 2)
- Promet-moi que tu me raconte tout la prochaine fois que l'on se voit, lui dis-je à moitié folle.
- Promis, rigola-t-il. Mais dis-moi, c'est que tu es stressée. Ça t'intéresse tant que ça !
- Bien sûr, tout ce qui concerne mes amis m'intéresse. Bien que je n'en ai pas beaucoup en ce moment. J'ai beau être la fille la plus populaire du lycée. J'évite tout le monde pour l'instant, les gens m'exaspèrent !
- On est deux au moins.
Je lui souris. Il était le premier à me faire sourire sans que je fasse un quelquonque effort. D'ailleurs, je ne me rappelais plus quel était cet effet. Il parut troublé pendant deux secondes avant de se reprendre hâtivement.
- Bon, je pense qu'il faut y aller !
- Je te suis, je ne sais pas où est la sortie.
Il m'entraîna jusqu'à sa porte d'entrée, une très jolie porte. Mais ce n'est pas ça qui me fit un choc. Je regardai la maison de laquelle je venais de sortir. C'était celle attenante à la mienne. Je n'aurais jamais pensé que cette maison soit celle voisine à la mienne. Elle ne paraissait pas aussi grande qu'elle l'était. Les anciens propriétaires étaient décédés, c'était un vieux couple. Les enfants avaient mis cette maison en vente jute après, cela faisait bien un an. Léandre vit que je regardais incrédule les deux maisons, la bouche grande ouverte. Lui aussi prit un air surpris.
- Ne me dit pas que tu habites à la maison d'à côté ! S'exclama-t-il.
- Je ne te le dis pas, mais c'est la vérité !
Il avait le sourire aux lèvres, moi aussi d'ailleurs. Mes yeux brillaient, j'allais avoir quelqu'un à qui parler tout à côté de moi ! Je l'attrapai par le bras et l'entraînai devant chez moi. Sous le porche, je me posai face à lui.
- A moi de te montrer chez moi. Je vais te présenter à mes parents pour voir qui est leur nouveau voisin. Je suis sûr qu'ils vont être ravis, cette maison est vide depuis si longtemps. Et maintenant qu'elle reprend vie, c'est avec des gens très gentils et un garçon qui va venir à mon lycée. Génial !!
- Surtout pas, gémit-il. Je ne veux pas pour l'instant. Je ne suis pas très bien désolé... Je te revois demain, tu sais où me trouver... Au revoir.
Il effleura ma joue droite des ses lèvres et s'échappa. Je restai plantée devant l'entrée plusieurs longues minutes avec l'idée qu'il reviendrait. Un goutte d'eau s'écrasa sur mes cheveux, puis plusieurs. L'hiver arrivait. Je rentrai m'abriter à l'intérieur.
- Papa, Maman, Alessandro ! Criai-je pour leur annoncer ma présence.
- Ah Lucile, me héla ma mère en premier. Où étais-tu ? Pourquoi tu n'es pas rentrée ? Tu nous à fait très peur.
- Je veux bien vous expliquer, mais laissez-moi le temps de me doucher !
- Oh oui, bien sûr, rigola ma mère. Mais j'espère que tu n'as pas dormi dehors, il faisait très froid. A moins que tu es été chez John !
- Maman, je t'ai dis qu'il ne comptait plus pour moi. Il n'a jamais rien été, et je déteste cet individu.
- D'accord, va à la douche, on en reparle après.
Je montai à l'étage et croisai dans le couloir Alessandro. Il me sauta au cou et me fit un bisou. Une marque d'affection de sa part, c'était très rare ! Mon père me fît un signe depuis son bureau et je lui retournai avant de pénétrer dans ma chambre. Rien n'avait bougé, mon lit était fait. Après mon rêve, ou plutôt cauchemar, j'étais contente de la retrouver en état. Je pris des affaires et m'enferma dans la salle de bain pour essayer de me vider la tête en me douchant, espérant pouvoir mieux réfléchir après. L'eau qui me coulait sur la peau, me brûlant presque ne m'aida en rien à faire du tri dans ma mémoire. Je m'évanouie, fait un rêve bizarre, me retrouve chez le nouveau voisin, me lis d'amitié alors que je ne le connais pas... J'étais folle, complètement folle. J'aurais pu tomber sur un psychopathe après tout ! Mais Léandre était différent, pas le mec qui t'accoste dans la cours du lycée pour te demander de sortir avec lui pour une soirée. C'était quelqu'un d'attentionné, timide, attendrissant. Il avait apparemment connu des choses difficiles mais il était accueillant. Léandre était plutôt du genre à aider une personne âgée pour traverser la rue, ou s'arrêter quand quelqu'un faisait un malaise. Il était aussi étrange que moi, pas de doute. Je sortis de la douche, chose qui n'avait servit qu'à me perdre un peu plus dans mes réflexions. Je m'habillai prestement et sortis de la salle de bain.
Lorsque je me rendis au salon, tout le monde était réuni. Je soufflai légèrement et m'installais sur un fauteuil simple. Mes parents étaient de chaque côté d'Alessandro. Tous les trois me regardaient d'un air interrogateur depuis le canapé. Il fallait que je leur raconte... Tout... En essayant d'en garder quand même le plus pour moi.
- D'accord, je vous dis tout. J'étais à l'épicerie du coin, et comme je commençai à en avoir mare, j'ai voulu rentrer à la maison. Sauf que j'ai fait un malaise, et s'en ai suivit une période où je croyais être éveillée alors que je dormais. Je me suis réveillée dans une pièce inconnue, et j'ai rencontré Léandre. Il m'a raconté que je m'étais écroulée sur le trottoir et qu'il m'avait amenée chez lui et attendait que je me réveille pour me ramener chez moi. En fait, c'est notre nouveau voisin, il m'a très bien accueillie.
- Mais, pourquoi ne t'a-t-il pas ramené directement à la maison ? demanda mon père.
- Il est nouveau, il ne connaît personne. Mais je suis très contente d'avoir fait sa connaissance, il est très aimable et en plus il va venir à mon lycée.
Ma mère avait plutôt un air enjoué, sûrement qu'elle me trouvait mieux depuis tout à l'heure. C'est vrai que ces derniers mois, je n'avais pas été très heureuse. J'avais toujours mes bonnes notes, mais j'avais laissé tombé John, il était le pire des garçons que j'avais connu. Il n'y avait plus que Melou – ma meilleure amie – et Jami – un ami de longue date – sur qui je comptais. Pourtant, ça faisait très longtemps que je n'avais plus eu de nouvelles. Ils n'habitaient pas à côté de chez moi. Je les avais connus dans un camp de vacances et je parlais avec eux par e-mail. Mais comme je n'avais pas la tête à surfer sur le net en ce moment, je les avais en quelque sorte laissé tomber. Ces derniers temps, je ne faisais plus de shopping, plus de sorties, j'étais agressive. Alors, évidemment que ma mère me trouvait de meilleure humeur aujourd'hui, je le sentais moi-même.
Mon père lui, était encore sur la défensive, il devait encore avoir des doutes. Je pense qu'il a eu peur, il devait se dire « mais elle se rend pas compte, elle aurait pu tomber sur un malade mental ! »... Papa poule, pensai-je.
Quant à Alessandro, il avait l'air de préparer une nouvelle bêtise, à fureter partout dans les recoins de la maison. On ne le changera jamais !
Je passai le reste de la soirée en repensant à ma journée. Mais parents ne remarquèrent pas mes distractions puisque je zappais les chaînes de télévision, feignant m'y intéresser un temps soit peu. Vers 22h, je décidai finalement de rejoindre ma chambre. Je ne m'endormis pas pour autant, repensant au départ furtif de Léandre. Ma joue droite me picotait. Je bouillais à l'intérieur de moi, j'avais envie de le connaître par c½ur, qu'il soit une sorte de confident à qui on peut tout raconter.
Je m'endormis éreintée par ma journée. Nous étions le 26 novembre, l'hiver approchait et demain, nous serions lundi, jour de rentrée pour Léandre. Mon rêve se basa sur les prochains jours que j'allais passer, peut être meilleurs que ces derniers mois. Finalement, je m'enfonçai dans le lointain des rêves et plongeai dans un coma profond et calme, attendant sans le savoir ma future journée de lycée, avec impatience.



Alors ? Encore une nouvelle partie, j'espère que je suis à la hauteur, je n'ai toujours pas trouvé la personne qui me fallait ! =/

# Posted on Saturday, 27 September 2008 at 9:13 AM

Edited on Thursday, 03 September 2009 at 2:22 PM

3.

3.
- Chapitre 3 -
Le lycée, un rêve pour l'avenir...
... un cauchemar pour s'en sortir

(partie 1)
Je me levais dans un état d'hystérie totale. Malheureusement, mon réveille n'avait pas encore sonné et il indiquait 4h30 du matin. J'avais donc du temps devant moi, seule, ce qui ne pourrait que me faire stresser encore plus. Je me lavai sans trop me soucier du bruit que je pouvais provoquer, mon père devait déjà être parti depuis longtemps et ma mère était une dormeuse endurcie, si un arbre était tombé sur la maison, elle ne l'aurait même pas entendu. ET mon frère, disons que je n'en avais rien à faire si je le réveillais. Quand je regagnai ma chambre, je me rendis compte que c'était plutôt sale. J'entrepris de nettoyer chaque parcelle de la pièce jusqu'à qu'elle soit absolument propre. Satisfaite de mon travail, et toujours aussi excitée, je regardai en vitesse l'horloge du couloir : 6h30. Parfait, je sautillai jusqu'à la cuisine et préparai le petit déjeuner à ma mère et mon frère pour leur faire une surprise quand ils se lèveront. Cette attention était rare chez moi, juste les jours où j'étais d'une grande joie. D'ailleurs, pourquoi étais-je si heureuse ce matin ? Peu m'importais, cela ne m'étais pas arrivé depuis bien longtemps. D'un coup, je me souvins de mon évidente joie ; la rencontre avec Léandre. J'avalai mon bol de chocolat d'un trait et croquai dans une pomme. Avec le week-end que je venais de passer, je n'avais pas préparé mon sac, heureusement que je connaissais mon emploi du temps par c½ur, ce qui me permit de boucler mon sac en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Je passais la tête par la fenêtre de ma chambre, elle donnait sur la rue juste devant chez moi. Il faisait très froid, et quelques gouttes de pluies tombaient, recouvrant la route d'une fine pellicule d'eau. Je regardai machinalement mon réveil : 7h30, il était temps d'y aller, le temps d'arriver jusqu'au lycée, certes non loin de chez moi, mais je voulais avoir de l'avance pour voir du monde, j'avais bizarrement envie de compagnie. Je m'apprêtais à descendre, ma polaire sur le dos et mon sac sur les épaules, quand un petit coup timide sur la porte retentit. Qui pouvait bien venir chez les gens à sept heures du matin !? Je survolai presque les marches des escaliers avant de jeter mon sac dans l'entrer et d'aller tirer le verrou de la porte pour pouvoir connaître le visiteur. Mes yeux s'ouvrirent un peu plus d'eux même en voyant Léandre, dégoulinant légèrement sur le perron. Il avait la main tendue, incertaine, comme pour retaper à la porte. Nous nous ressaisîmes et sa main retomba d'elle-même le long de son corp. Il portait un sac à dos, et il était toujours aussi bien habillé, très élégant. Il sourit en voyant que je le détaillais. Ah oui, ils pouvaient savoir ce que je disais sur lui ; oh non, je me suis faite grillée !
- Bonjour, déclara sa voix de Velour.
- Bonjour, répondis-je la voix rauque. Hum... Tu vas bien ?
- Oui, très bien et toi ?
- Bien, j'allais partir pour le lycée, que me vaut cette visite matinale ?
- Euh... Et bien, c'est-à-dire que j'aimerais faire le trajet avec toi, si ça ne te dérange pas. Je ne connais pas la route, et je m'ennuierai moi !
- Ah, pas de problème, je vais juste prendre mon sac, j'arrive.
Je revins trois secondes plus tard, prête à partir. Il commença à s'éloigner lentement en attendant que j'arrive à fermer la porte d'entrée. Je le rattrapai sans mal. Il garda le silence le long du trajet pendant que j'expliquais le chemin du lycée. Il me regardait de temps à autre, se rapprochant un peu ou, au contraire, s'éloignant. Quand nous arrivâmes devant le lycée, il stoppa et souffla discrètement. C'est vrai que ce bâtiment paraissait très grand. Il inspira avant de recommencer à marcher, tout d'un coup moins sure de lui. Je restai à côté, pour lui faire passer un message comme ; Tu n'es pas tout seul. Il se retourna vers moi et m regarda, un sourit timide apparut aux coins de ses lèvres. Il m'avait donc entendue. Toutes les personnes présentes dans la cour nous dévisageaient, Moi, la plus populaire, à côté du nouveau, plutôt séduisant. Ça faisait déjà des commérages. Ceux qui croisaient mon regard se détournaient rapidement devant mon air féroce. Je lançais des éclaires à tous ceux qui étaient curieux. Je fus tout de même soulagée en pénétrant dans le hall. Moins de monde était là, donc moi de langues de vipère. Je dirigeai rapidement Léandre vers le secrétariat, je ne voulais pas rater le début des cours. La secrétaire écarquilla les yeux pendant une demi-seconde avant de se reprendre. Il était lui aussi en première, déjà une bonne chose.
- Tiens, ta classe est la 1°4... annonça la secrétaire avec un sourire aguicheur totalement déplacé.
Quoi ? La première quatre ! C'est la même classe que moi ! Youpi !! Léandre tourna la tête vers moi et sourit de toutes ses dents. Finalement, ce mode d'échange était plutôt pratique.
- ... Ton premier cours est histoire, tu as de la chance, ta prof – Madame Cartilla – est très gentille ! Oh, mademoiselle Dartin, s'adressa-t-elle à moi, comme vous êtes dans la classe de monsieur, veuillez bien l'accompagner.
Je me dirigeai vers la porte en tirant Léandre par le bras. Le pauvre était chargé, il avait tous ses livres dans son sac et essayait tant bien que mal de me suivre à travers les nombreux couloirs. Je me stoppai devant la classe en attendant la sonnerie.
- C'est super, on est dans la même classe ! Au moins, tu connais quelqu'un ! Oh, je suis trop contente, sautillai-je.
Pourtant, il abordait une mine timide, presque triste.
- Qu'est-ce qui cloche ? Demandai-je.
- C'est... Enfin... Tu as dit être très populaire, tu dois avoir tout le monde autour de toi, et j'ai peur de rester à part dans la classe. Mais en fait, c'est débile, non laisse tomber...
- Non, ce n'est pas débile. Et tu seras à côté de moi dans toutes les matières, puisque je n'étais pas super sympathique depuis quelques mois, donc les autres ont préféré me laisser seule.
Un sourire franc se dessina sur ses lèvres, il était rassuré. La sonnerie retentit, indiquant le début des cours. Nous entrâmes dans la classe. A la vue du nouvel élève, Mme Cartilla sourit. Il se présenta à son bureau avant d'être conduit à sa nouvelle place ; à côté de moi. Il paraissait content. Le cours d'histoire commença, très barbant. La plupart des élèves écoutaient, ou faisaient semblant du moins, Léandre en faisait partie. Moi, je gribouillais sur une feuille de mon cahier, la routine. Ça faisait trois semaines que la prof était sur le même sujet, j'en avais plus qu'assez. Au bout de trois quart d'heure, certains élèves décrochèrent, et commencèrent à mettre le bazar. J'étais fascinée de voir que Léandre était toujours concentré sur le cours ; malgré les turbulences de la classe, et les regards indiscrets des filles qui étaient apparemment toutes tombées sous son charme. La cloche sonna enfin, je poussai un soupire de soulagement. Les trois autres cours de la journée se passèrent de la même façon : Léandre était à côté de moi, concentré sur le cours, les filles le regardaient et les garçons de la classe arrêtèrent d'écouter un quart d'heure avant la fin.

(partie 2)
A midi, le dernier cour finit, nous nous dirigions vers le self. Léandre était toujours pensif, un léger sourire aux lèvres. Il attrapa des aliments sans trop savoir lesquels – vu son état. Je l'emmenai vers ma table habituelle, où j'y restais souvent toute seule – malgré les tentatives désespérées des garçons. Nous nous posâmes l'un en face de l'autre. Lorsque je posai les yeux sur ceux de Léandre, je n'y vis que du vide. Je lui envoyai un bout de pain sur le nez ; aucune réaction.
- Oh hé, Léandre !! Ici la terre, criai-je presque.
- Hein ? Quoi ?
- Ah, enfin ! Depuis ce matin t'as pas dit un mot, tu n'as pas fait un sourire, rien.
- Je suis désolé, s'excusa-t-il en baissant la tête, je n'ai pas l'habitude d'être entouré, je suis seul dans mon monde en quelques sortes...
- Ce n'est pas grave ! Ne t'inquiète pas pour ça !
- ...
Il commença à trifouiller un pauvre morceau de pain. Je n'avais pas très faim non plus d'ailleurs.
- Bon, il nous reste un cours cet après-midi, c'est pour ça que j'aime bien le lundi, je peux sortir à deux heures ! Ricanai-je.
- Ah d'accord ! C'est génial !
- Qu'aimerais-tu faire après ? Ou peut être, que tu veux rentrer chez toi pour retrouver le calme.
- Non, j'aimerais plutôt rester avec toi, mais je ne sais pas pourquoi faire.
- J'te laisse réfléchir, souris-je.
Il recommença, à se concentrer sur son plateau, ne mangeant rien toute fois. Puis, il releva brusquement la tête et me regarda avec un sourire plus qu'immense sur les lèvres.
- Que dirais-tu de venir chez moi et d'écouter mon histoire, me proposa-t-il.
- Excellente idée ! Répondis-je en commençant à trépigner sur place.
Nous restâmes assis à cette table, à parler de tout et de rien. Il voulait en savoir plus sur ma vie, pourquoi j'avais déménagé ici, comment je trouvais cette ville, quels étaient mes endroits préférés, est-ce que j'avais un copain, quel était le nom de mes meilleurs amis... Je n'avais pas encore le droit de lui poser les questions, ce serait mon tour quand nous serions chez lui.
Le dernier cours débuta à treize heures. Le prof d'anglais s'appelait M. Curt. Je fus étonnée, Léandre parlait parfaitement l'anglais, mieux que l'italien ! Il n'hésita jamais sur les mots, prononçait des phrases complexes. J'étais totalement admirative, moi qui n'avais jamais vraiment bien parlé. Je connaissais le français et l'italien, les autres langues, j'avais vraiment du mal ! Au long du cours, on assistait à un discours entre Léandre et le prof c'était très intéressant. Lorsque M Curt se décida à commencer un cours normal – au milieu de l'heure – j'arrachai un bout de papier à mon cahier avant d'y marquer :

« Comment sais-tu aussi bien parler l'anglais ?! »

Je l'adressai à mon voisin qui ne me prêtait aucune attention. Complètement absorbé par le cours – apparemment intéressant puisque aucun élève ne faisait de bruit. Lorsque le papier effleura sa main, il me regarda et sourit, il connaissait déjà la question. Je lui retournai son sourire plus timidement et plongeais dans mes cahiers avant de mourir de honte. Il fallait que je fasse attention à tout ce que je pensais quand j'étais en sa présence. Mes yeux se tournèrent curieusement d'eux-mêmes vers Léandre, il avait un crayon à la main et était en train de répondre. Il abordait un petit sourire moqueur. Puis, il me dévisagea et me rendit le papier.

« Je sais parler beaucoup de langues, et je te rappelle que
je suis originaire d'Angleterre ! En réponse à tes pensées :
bien sure que tu doit faire attention à ce que tu dis quand
je suis là ! Ce matin, j'ai pas tout compris, tu étais tellement
en colère que t'es pensées étaient très bruyantes à
l'égard des filles qui me regardaient. »

Oups, j'y avais peut être été un peu fort avec les gens qui étaient curieux. Le rouge me monta aux joues, chose qui était plutôt très rare. Je me tournai vers lui, il me regardait encore amusé, je lui adressai un regard désolé. Il me dévisagea encore un petit moment avant de retourner à son cours. Je regardai le petit bout de papier et me décidai de lui répondre, je n'avais pas envie d'écouter le cours moi !

«  Je suis désolée, j'ai pas réussi à me contrôler !
Je n'aime pas que les gens regardent curieusement,
En ayant l'air de juger au premier regard...
Ça me rend furieuse ! Je ferais attention la prochaine fois ! 
Je te laisse écouter, tu as l'air d'être intéressé. »

Il regarda brièvement le papier que je lui avais tendu, il rigola dans sa main et fourra le bout de papier dans sa poche. Puis, il se concentra à nouveau sur les explications du prof pendant les cinq dernières minutes. Lorsque la sonnerie marqua la fin du cours, mon bureau était complètement recouvert par du bazar. Léandre était déjà partit, il devait aller à la secrétaire. Je pris donc mon temps, il m'attendait adossé au montant de la porte et sourit quand il me vit. Nous sortîmes de l'enceinte du lycée en silence, avec beaucoup de regards tournés vers nous. Je déchiffrai les pensées des autres tellement c'était évident. Les filles : voilà, l'autre la déjà dans sa poche au nouveau ! ... et les garçons : le nouveau, il arrive, il est direct avec Lucile, ce n'est pas normal. Sur tous les visages, on pouvait voir de la colère, c'était très marrant en fait. Je ne sais pas comment, mais nous eûmes le même réflexe ; se rapprocher pour voir les réactions. Quand mon bras droit toucha son gauche, je regardai dans sa direction, il me regardait aussi. Nous éclatâmes de rire ensemble. Je décidai de garder le silence jusqu'à une rue plus loin, où aucun ½il indiscret serait présent.

Voila la deuxième partie, j'espère que vous aimerez !
Enjoy !
Bonne lecture

# Posted on Wednesday, 03 September 2008 at 10:34 AM

Edited on Wednesday, 18 November 2009 at 9:48 AM