- Chapitre 1 -
La vie est étrange,
Le monde est étrange.
(Partie 1)
Je déambulais dans le magasin « chez Laurent », un petit commerce de quartier, qui était situé à trois cent mètres de ma demeure. Je marchais tranquillement en observant les clients et en pensant intérieurement. Quels idiots ses habitants, ils ne voient pas que par rapport au supermarché de la ville d'à côté, le directeur à augmenté les prix de plusieurs euros. Quels imbéciles...
Un jeune garçon - de mon âge - me sortit de mes pensées.
- Vous vous trompez, dit-il calmement, en évitant de croiser mon regard.
Il était plus grand que moi, un corp statufié, magnifique. Mais c'était tout de même un idiot, comme la plupart des clients habituels. D'ailleurs, qui était ce mystérieux jeune homme ? Il me paraissait intelligent –en tout cas plus que les élèves de ma classe. Il m'intriguait autant qu'il me repoussait. Il n'avait pas l'allure d'un lycéen, pourtant son visage angélique prouvait le contraire. Le mystérieux garçon paraissait avoir un esprit aussi ancien que le mien,... Je commençai à divaguer, et m'enfoncer de plus en plus dans mes pensées.
- Quoi, réussis-je à dire après quelques minutes, en m'efforçant de sortir de mes songes. Qui est-il pour venir m'interpeler... Pauvre type...
- Qui vous dit que je suis pauvre ?...
J'en restai de marbre. Comment répondait-il à mes pensées ? J'étais sûr de ne pas avoir prononcé ces paroles. Il repartit sans laisser de traces derrière lui. Oh, encore un qui me draguait... J'avais l'habitude au lycée. Des « Waouh Lucile, cette robe te va à ravir » par-ci ou des « Canon, ma belle » Par-là. D'après les rumeurs, j'étais la fille la plus convoitée du lycée, « Lucile, la première qui à tout pour elle ». Chacun des garçons avait sa technique d'approche pour essayer de m'arracher le moindre sentiment, mais cette fois-ci, je n'en revenais pas. En même temps, pourquoi m'aurait-il dragué sans me donner son nom, au cas où il espérerait que je repense à lui ? C'était – comment dire – débile, et surtout, ça n'avait aucun intérêt de me faire perdre mon temps ! Comment une personne pouvait lire les pensées ? Impossible, je devais lire trop de livres fantastiques, après tout, ce n'était peut être qu'une coïncidence... Mes esprits retrouvés, je recommençai mon inspections des faits et gestes de tout un chacun. Mais je me lassai vite, et repris le chemin qui menais vers ma maison. J'habitais près de Rome, dans un petit quartier d'une ville attenante ; Réggias. Bien que d'origine française, mes parents avaient décidé de mener une vie italienne.
Mon frère était le plus jeune, 6 ans exactement, la pile électrique permanente. Dès qu'une bêtise était à faire, vous étiez sûr qu'il était partant. Il s'appelait Alessandro. Moi, j'étais le « poteau centrale » de la maison. J'étais grande, cheveux bruns presque roux. Mes yeux changeaient de couleur – ce qui m'avait toujours fait peur. J'avais le prénom qui aurait pu appartenir à une princesse « Lucile » - bien que celui-ci n'était pas à mon goût.... J'étais celle qui attirais comme un aimant le bonheur, pourtant, je n'étais pas la plus heureuse du monde. J'étais la fierté de mes parents par mon excellence au lycée. Apparemment, - c'était les voisins qui le disaient – j'avais des aires de poupée modèle vivante. J'approchai les 17 ans, et je comprenais déjà la plupart des conversations ; quelles soient politiques, culturelles et même historiques. Les rumeurs à mon égarât me gênaient – bien quelles ne soient pas très méchantes. A chaque fois que je sortais, je me sentais épiée. Au lycée, tous les yeux étaient rivés sur moi. Tous les garçons tombaient à mes pieds, et pourtant, aucun n'était à mon goût. Pas par leur physique – ils étaient tous plus beaux les uns que les autres. Mais par leur esprit, toujours une longueur de retard, et ça je ne supportais pas. Mes parents vivaient paisiblement, mon père ; Louis, était directeur d'un musée à Rome. Ma mère - Catherine, elle, ne travaillait pas beaucoup. Elle avait rencontré mon père pendant qu'elle était serveuse dans un bar de Paris. Vous imaginiez le coup de foudre et tout le tralala, et vous obteniez comment nous vivions maintenant en Italie, mes parents, mon frère et moi.
Et voilà comment je m'égarais en pleine action, me replonger dans mes souvenirs, discuter intérieurement me faisait perdre le fil de ma vie. Souvent, je me demandais quel âge j'avais. Je ne voulais pas dire que je ne savais pas ma date de naissance – 23 juin ; mais quel est l'âge de mon esprit ? Mon cerveau qui capte les choses deux fois plus vite que les autres ados de ma génération. Mes pensées qui s'activent d'elles mêmes pour débattre sur des sujets divers dans ma petite tête. J'avais bien le cerveau détraqué ; surement par une malformation génétique qui m'avait donné un corp d'enfant avec les capacités d'un adulte cultivé ou quelque chose dans le même esprit... j'avais toujours pris ces remarques en rigolant, mais à l'intérieur de moi, je sentais que ce n'était pas si marrant, et que bien au contraire la vérité se cachait peut être derrière mes rires dues aux paroles parfois gênantes ou flatteuses de ma famille. Je n'étais plus qu'à quelques pas de chez moi, quand j'eus une sorte de malaise – pas celui qui vous fait tombé, plutôt celui qui vous préviens d'un problème, une chose qui n'est pas de la routine quotidienne et qui vous angoisse plus qu'autre chose.
(Partie 2)
***
J'entrais dans la demeure vide... Bizarre.
Je montai les marches de l'escalier, deux à deux, pour me réfugier le plus vite possible dans ma propriété. Mais je fus irritée en entrant dans ma chambre. Une vague de violence me traversa – bien que je ne sois pas violente en temps normal. En voyant ma chambre banale, dans laquelle j'avais dormi toute mon enfance, j'eus envie de tout balancer, tout casser. CHANGER. Etre toujours pareil devenait très exaspérant. Et puis le gars du supermarché m'avait irritée. Je m'assis sur la chaise de mon bureau, et observai la pièce de ma vie, qui n'avais pas changée depuis que j'avais 6 ans, appart le lit qu'il avait fallut changer. Je restai ainsi assise de longues minutes, élaborant des plans compliqués pour réaménager ma vie – ou essayer du moins – et par la même occasion, changer cette chambre de fond en comble.
J'étais encore en plein débat silencieux avec ma conscience, quand mon téléphone commença à sonner frénétiquement, plus imposant que jamais. Cette sonnerie stridente l'emporta sur mon agacement. Je décrochai. Il n'y avait que du silence malgré mes tentatives de « Allô », puis plus rien, juste des petits 'bip' qui marquaient la fin de l'appel. C'était bien quelque chose de détestable, les gamins qui appelaient des numéros au hasard. Mais ces gamins là étaient plus intelligents que les autres puisqu'ils avaient appelé en masqué. Mon portable recommença à sonner dans mes mains. Que devais-je faire ? C'était encore un appel masqué, mais si ce n'était que quelqu'un qui cherchait à me joindre pour une urgence ? Après trois tonalités, je répondis.
- Allô, dit une personne dont la voix m'était inconnue à causes des sanglots.
- Hum, oui ?... Qui est-ce.
J'entendis un bruit, puis un homme prit la parole.
- Lucile, dit la voix de mon père. Désolé, ta mère n'arrivait pas à parler correctement. S'il te plait, viens vite à l'école, c'est important.
La ligne coupa. Quoi ? Venir à l'école ? Quelles bêtises avait encore fait mon frère ? Il devait être dans le bureau de la directrice encore une fois – parmi tant d'autres. Pourtant, une partie de moi me guida jusqu'à l'école sans me poser une seule question. Un peu comme si elle ressentait le besoin, la nécessité d'y aller sans réfléchir. Au fond de moi, je me disais que ce n'était pas pour une simple bêtise. J'avais beau détester mon frère par bien des manières. Je pouvais sentir le danger qui guettait Alessandro à des kilomètres, ce malaise devant chez moi, l'appel de mes parents.... Quelque chose cloche, obligé.
J'arrivai dans la cours de récréation de mon frère, des dizaines de parents étaient agglutinés les uns aux autres, tels une fourmilière. Avec ma grande taille, je n'eu aucun mal à trouver mes parents. J'attrapai instinctivement ma mère qui avait le visage décomposé par les larmes. Mon père était triste lui aussi, plutôt énervé même. Des questions me trottaient dans la tête, plus ou moins importantes. Je choisissais la plus appropriée.
- Que se passe-t-il ? Criai-je presque.
Mon père serra les poings.
- Ton frère est retenu dans la classe par un malade mental, déclara-t-il, il a expliqué qu'il n'en voulait pas aux enfants, mais qu'il voulait que ça serve de leçon à la directrice, qui apparemment ne le portait pas dans son c½ur quand il était lui aussi à l'école. Mais ça fait des heures qu'Alessandro est enfermé dans la classe.
Une larme perla au coin de mon ½il. Alessandro en danger... Non... NON !
***
Je me réveillais dans ma chambre, haletante, encore en proie à cet affreux cauchemar. Pourtant, quand je rêvais, j'avais conscience que ce n'était pas le présent. Je me rendis compte que j'avais pris peur pour mon frère, bien que ce soit le gamin le plus arrogant et le plus turbulent du globe. Il avait beau être exécrable, il n'en restait pas moins mon frère, et mon amour pour ma famille me pousserait à tout pour aider un être cher. Quel rêve bizarre quand même ! Mais il y avait quelque chose qui me perturbait : comment m'étais-je endormie ? Je n'avais aucun souvenir des derniers moments avant de sombrer dans le sommeil. Est-ce que le jeune homme du supermarché était lui aussi une hallucination ? Surement, en y repensant : quelqu'un lisant les pensées des gens... Stupide, non grotesque ! Comment ai-je pu me croire dans la vraie vie un seul instant ? Je me levai d'un bon, peut être un peu trop vite car de vacillai légèrement sur le côté. En voyant défiler la pièce autour de moi, je me rendis compte que je n'étais pas dans ma chambre – plutôt dans la copie non-conforme. Les meubles n'étaient pas tous les mêmes, ma fenêtre donnait sur une rue que je ne connaissais pas, et un tas d'autres minuscules indices laissaient penser que je n'étais pas chez moi – à moins que ce rêve m'ait complètement achevé les neurones. Je faisais le tour du propriétaire en approfondissant mes recherches lorsque la porte grinça. Cette image m'évoqua pendant une seconde un film d'horreur, l'ultime moment où le monstre s'approche dangereusement de sa victime. La personne que j'aperçu dans l'encadrement de la porte me désarçonna, je me serais attendu à tout sauf à ça.
Le jeune homme du supermarché – dont je ne connaissais toujours pas le nom – était nonchalamment appuyé à la porte, un vague sourire aux lèvres. Automatiquement, je devins agressive et fronçai les sourcils. Sons sourire ne fit que doubler sur son visage.
Mais à quoi jouait-il bon sang !- Oh à rien ! répondit sa voix chantante. Tu ne m'as pas laissé le temps de m'expliquer.
Je m'énervai.
- Qui êtes-vous ? Criai-je. Où suis-je ? Pourquoi êtes-vous là ? Es...
- Chut, me coupa-t-il.
Il avança d'un pas, moi je reculai hâtivement jusqu'à l'autre bout de la pièce. Il n'avait pas intérêt à me toucher ni même à m'approcher. Mais loin de la ses intensions. Il partit dans un coin opposé au mien et alla s'asseoir sur une pauvre chaise. Il me contemplait sans se cacher. Il m'exaspérait à un point où j'aurais pu lui sauter dessus pour l'égorger. Mais tout changea quand je rencontrai ses yeux, ceux qu'il m'avait cachés dans le supermarché. Ils étaient d'un bleu océan magnifique, je n'avais jamais vu une telle couleur, aussi belle soit elle. A partir de là, je ne pouvais plus m'en détacher, hypnotisée et complètement à sa merci. Nos yeux étaient accrochés, j'avais l'impression de pouvoir lire toutes ses pensées par leur intermédiaire et qu'il en était de même pour lui. Cependant, je n'y perçus pas de l'hostilité juste peut être de l'inquiétude et de la tendresse. Nous restâmes tels deux parfaits idiots pendant de longues minutes, mais lorsqu'il reprit la parole, je trouvai que cet échange de regard n'avait pas été assez long.
- Je suppose que je vous dois beaucoup d'explication, commença-t-il.
- J'ai l'impression, avouai-je.
- Alors, en effet vous n'êtes pas chez vous. Il se trouve que je vous ai vu lorsque vous êtes tombée sur le trottoir. J'ai essayé de vous faire reprendre connaissance, mais rien à faire. Et comme j'habitais à deux pas de là où vous étiez tombée, je vous ai mise dans la chambre d'ami en attendant. Et surtout, je ne savais pas où vous habitiez. Donc bienvenue chez moi.
- Attendez, je vous avais déjà croisé dans le supermarché, et vous aviez l'air étrange.
- Oui, je vous ai même parlé, et d'ailleurs, vous m'avez regardé bizarrement, alors je suis parti, ricana-t-il.
Quel prétentieux ! Il me traitait de bizarre alors que c'est lui qui répondait exactement à mes pensées. De plus, il a dit qu'il m'avait trouvée pas loin de chez lui, or j'étais tombée juste devant chez moi. Cela signifie que nous étions voisins sans s'être croisés ? Pourtant, ses traits ne m'étaient pas connus jusqu'à présent. Le débat silencieux dans ma tête me fit perdre pied et je divaguai dans mes pensées.
- D'ailleurs, comment vous appelez-vous, l'apostrophai-je.
- Ce serais peut être mieux de se tutoyer ! Je sais que j'ai l'air classique, mais on doit être du même âge quand même.
- Euh, oui, approuvai-je.
Je le regardai de haut en bas. En effet, « fils de bonne famille » fût la première expression qui me vînt. Il était habillé d'une chemise blanche, manches retroussées sur sa veste cintrée noire façon XVIIe siècle qui descendait jusqu'aux genoux et un pantalon jean classique noir, qui lui donnait des allures de gentleman.
- Je m'appelle Léandre Stevenson, me répondit-il en interrompant mon inspection. Et toi ?
- Ce n'est pas très Italien ce nom ! Moi,... hum... c'est Lucile, Lucile Dartin.
- Mon nom est anglais, je suis originaire de Londres, et Léandre je ne sais même pas d'où ce prénom vient, c'est la faute à mes parents, rigola-t-il.
J'accompagnai mes rires aux siens. Toute anxiété avait disparu.
- Mais Lucile, ce n'est pas très italien non plus, encore moi Dartin.
- Je sais, je suis française d'origine, mais mes parents se sont installés en Italie depuis un moment.
- Moi, je viens juste d'arriver, il y a trois jours. Tu es la première personne que je rencontre vraiment.
- Ah d'accord, c'est pour ça que je ne t'avais jamais vu avant. Je suis plutôt connue dans le coin, dis-je en feignant la normalité.
Je n'avais pas toutes les réponses cependant.
- Léandre, pourquoi n'as-tu pas cherché à trouver quelqu'un qui me connaissait pour me ramener chez moi ? Demandai-je acide.
J'allais lui faire cracher le morceau. Ça prendrait peut être du temps, mais il me fallait des explications.
- J'étais à deux pas de chez moi, se justifia-t-il. Et je n'allais pas te laisser gisante sur le trottoir !
Il avait raison sur se point là.
- Oui, contrai-je, mais si ma mémoire est bonne, là où je suis tombée, c'était juste en face de chez moi.
- Comment voulais-tu que je le sache ! S'exaspéra-t-il.
Il se leva avec souplesse et me vrilla de ses pupilles, qui recelaient colère et peine.
- Je suis désolée, dis-je en baissant la tête, presque éblouie.
Il tourna et vira dans la pièce, pensif, se frottant parfois ses cheveux bruns. Ces mèches qui lui donnaient un teint plutôt pâle. En contraste avec ses vêtements. Il se retourna vers moi et inspira longuement.
- Je te ramène ? proposa-t-il. Même si tu habites à côté, je ne veux pas que tu refasses un malaise.
- D'accord, sinon mes parents vont s'inquiéter, c'est même bizarre qu'ils ne m'aient pas appelée.
Je regardais mon téléphone, aucun appel mais un message de ma mère, plutôt rare : « On s'inquiète, reviens vite. Bisou. On t'aime. ». Je soufflai avant de rédiger une courte réponse : « Je rentre dans pas longtemps ». Je refermai mon portable et plantai mes yeux sur le visage de Léandre.
- Allons-y ! Déclarai-je.
Vos impressions ?
je ne sais pas si je continue à publier !?!...
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Je cherche quelqu'un qui saurait me trouver tout ce qui est introuvable pour moi ( photos, infos, citations, montage, super déco ...) qui pourrait être en "collaboration" sur ce blog avec moi ! Si je ne trouve pas ce n'est pas bien grave... Mon blog sera juste un peu plus nul !!! xD